"Pardon ?" demanda la pitite fille. Elle regardait son père, étonnée, n'en croyant pas ses oreilles et ses yeux.
"Que veux-tu dire exactement par "il est mort dans d'atroces souffrances" ? Il avait l'air bien vivant pourtant ! non ?
- il est vivant, répondit le père, mais seulement sous sa forme de loup. En réalité, il doit être très vieux. Chez les loups garou, lorsque la partie humaine meurt de façon ignoble, le loup survit. Il n'est plus qu'un simple loup, mais un loup qui recherche le contact humain, car il n'oublie pas son passé. Notre loup est resté humain dans l'âme (c'est beau non ?), mais son corps est celui d'un loup.
- hein ?" fut le seul mot qui vint à l'esprit de Claude. Elle ne comprenait rien. Et surtout, elle ignorait que son père était un expert des loups garou. Elle le prenait pour un fermier paisible, ne pensant qu'à ses poules et ses vaches... Et puis, ne valait-il pas mieux qu'il soit un loup plutôt qu'un humain ? Les humains, ça pollue, ça jette plein de papiers de k..-k.. dans le paysage. D'un autre coté, il avait vécu il y a très longtemps (d'après son père), alors, à cette époque, peut-être qu'ils ne mangeaient pas de k..-k.., les pauvres ! (tout le passage sur les k..-k.. est un clin d'oeil à un commentaire de Jeanne, c'est pas très important dans l'histoire mais j'avais envie de le mettre ^^.)
"Alors, reprit-elle courageusement, si je comprends bien, c'est seulement un gros toutou qui veut des caresses ?"
Son père faillit s'étouffer de rire.
Je m'arrête là, j'ai pas le courage de continuer.